CDC répond à des besoins particuliers du client à la BFC Suffield

Grâce à deux projets de construction supervisés par CDC achevés en 2013, la BFC Suffield dispose maintenant d’un poste de contrôle des champs de tir et d’une caserne de pompiers qui sont adaptés à la superficie et au rôle de la Base.

D’une superficie de 2 690 km2, cette base est la plus vaste zone d’entraînement militaire au Canada, accueillant chaque année environ 6 000 soldats du Royaume-Uni au sein de l’Unité d’entraînement de l’Armée britannique Suffield (BATUS). Cette base sert également de base d’entraînement pour les militaires canadiens et les militaires des autres pays membres de l’OTAN, et comporte des installations de Recherche et développement pour la défense Canada, 175 maisons appartenant à l’Agence de logement des Forces canadiennes, ainsi qu’un réseau routier destiné au transport industriel menant à 12 000 puits de pétrole et de gaz.

Lors de la construction de la caserne de pompiers au début des années 1950, la Base ne comptait pas un aussi grand nombre d’utilisateurs. Comme l’explique James Summers, coordonnateur de CDC, Services de construction, au fur et à mesure que la Base a pris de l’expansion, l’installation existante ne pouvait plus répondre aux besoins du service d’incendie. De plus, elle ne pouvait abriter que quatre camions à incendie; les autres camions étaient stationnés à l’extérieur ou garés dans d’autres bâtiments, ce qui allongeait les délais d’intervention optimaux.

Après avoir démoli la caserne de pompiers existante, on a construit une nouvelle caserne de 2 133 m2 qui, en plus de pouvoir abriter tout l’équipement, se trouve à un endroit qui permet un accès rapide à la Base et à la Transcanadienne située tout près, ainsi qu’un délai d’intervention de 11 secondes à l’héliport.

M. Summers ajoute que l’installation de 7,1 millions de dollars permet aux pompiers de recharger les extincteurs et d’entretenir leurs appareils de protection respiratoire autonomes, et qu’elle est munie d’un système de ventilation à la fine pointe de la technologie. Des tuyaux souples fixés par magnétisme aux systèmes d’échappement des véhicules permettent d’évacuer la fumée d’échappement de la caserne lorsque les camions sont mis en marche, et ces tuyaux se détachent automatiquement des camions lorsque ceux-ci sortent de la caserne.

Le chef d’équipe Greg LaBine explique que les installations de contrôle des champs de tir présentaient des problèmes semblables à ceux de la caserne de pompiers. « Le premier poste de contrôle des champs de tir datait de 1982. Au fil des ans, il a été agrandi environ six fois à mesure que les besoins des utilisateurs finaux évoluaient, puis l’infrastructure de la Base est devenue plus importante. »

Afin de réduire la circulation non nécessaire sur la Base via le poste de contrôle des champs de tir, la nouvelle installation de 6,1 millions de dollars a été construite à environ un kilomètre au-delà du bâtiment original. Cette installation de 1 800 m2 compte des aires de bureau, des installations pour 24 militaires, ainsi qu’un garage pour abriter l’équipement, notamment quatre camions d’eau afin d’intervenir rapidement lors de feux de prairies.

M. LaBine explique que, étant donné le financement partagé entre le Royaume-Uni (78 %) et le Canada (22 %), il était essentiel d’obtenir une excellente valeur du placement pour les deux bâtiments. Il ajoute que les deux nouvelles installations répondent maintenant aux besoins de l’ensemble des utilisateurs finaux uniques de la BFC Suffield.


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