Un projet de refroidissement par les eaux lacustres à Kingston constitue un bel exemple de travail d’équipe au sein de CDC

La photo montre le battage en cours de l'un des 12 pieux jusqu'à 7 m de profondeur dans le substrat rocheux à la fin de novembre 2013.

La photo montre le battage en cours de l'un des 12 pieux jusqu'à 7 m de profondeur dans le substrat rocheux à la fin de novembre 2013.

Le travail d’équipe et l’ingéniosité ont permis à CDC d’éliminer les moules zébrées ubiquistes d’un système de refroidissement du district au Collège militaire royal du Canada (CMRC) à Kingston.

Le principal complexe d’enseignement du CMCR se compose de trois bâtiments pour une superficie totale de 42 000 m2. Pour ce qui est de la climatisation de l’air, chaque installation dépend d’un système de refroidissement construit dans les années 1970 qui puise de l’eau brute dans le lac Ontario par l’intermédiaire d’un vaste réseau de canalisations. Lorsque les moules zébrées ont envahi les Grands Lacs à la fin des années 1980, elles ont colonisé le système de refroidissement du CMRC. Cette invasion a pollué les tuyaux de prise d’eau, perturbé les opérations et exigé un entretien non prévu depuis ce temps.

Le projet actuel consiste à établir de nouveaux réseaux de distribution qui séparent la partie à ciel ouvert du système (les eaux lacustres) d’un nouveau réseau de distribution fermé installé du côté du bâtiment, et à installer un nouvel échangeur de chaleur à l’intérieur de la nouvelle station de pompage.

L’équipe de CDC a dû relever de nombreux défis dans le cadre de ce projet, indique Craig Butler, spécialiste technique de CDC, Gestion des projets, y compris réaliser une grande partie des travaux dans l’eau. Il fallait prévoir les travaux dans l’eau durant les mois les plus frais afin de ne pas perturber l’habitat des poissons. Par conséquent, on a dû envoyer des plongeurs dans les eaux glaciales du lac Ontario, tout d’abord en décembre pour y mener des travaux exploratoires, puis en février pour prélever jusqu’à 16 m3 de sédiments contaminés près de l’installation actuelle, permettant ainsi de passer à la prochaine étape.

Du 3 au 7 mars 2014, des plongeurs sous contrat se sont jetés dans des eaux glaciales en vue de nettoyer une superficie d´environ 16 m3 de sédiments contaminés de la Navy Bay à l´aide d´un tuyau de 152 mm et d´une pompe.

Du 3 au 7 mars 2014, des plongeurs sous contrat se sont jetés dans des eaux glaciales en vue de nettoyer une superficie d´environ 16 m3 de sédiments contaminés de la Navy Bay à l´aide d´un tuyau de 152 mm et d´une pompe.

Lorsqu’il a fallu assécher ces sédiments, l’équipe a supervisé la mise en place d’un système complexe constitué de géotubes remplis de sédiments; l’eau du lac était pompée dans ces géotubes afin qu’ils contiennent les sédiments contaminés. Pour empêcher les fuites d’eau, les sacs devaient être placés dans un contenant en métal doublé de plastique. Alors que l’équipe tentait de trouver une solution, Ron Bachelder, coordonnateur, Services de construction, a eu un éclair de génie : utiliser une benne Dumpster comme celles que l’on retrouve parfois sur les chantiers de construction.

MM. Butler et Bachelder ainsi que leur collègue Andrew Mack, chef d’équipe, Services environnementaux, ont été l’élément moteur de ce projet de construction, et ils ont travaillé ensemble pour relever les différents défis que celui-ci présentait. « Il s’agit là d’un très bon exemple de l’intégration de services que CDC tente de mettre en œuvre », souligne M. Butler. « Nous disposions d’une équipe d’experts rapide et souple, capable de faire avancer ce chantier fort complexe. »

Avec l’hiver qui se termine enfin, l’équipe tente d’achever le projet de 2,8 millions de dollars et de mettre en service le nouveau système à la fin de mai, juste à temps pour la saison estivale.


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Creuser loin pour surmonter les défis et construire un nouveau domicile pour la SFC St. John’s

Il n’est pas inusité de rencontrer des embûches dans le cadre d’un projet de grande envergure. En ce qui concerne le Projet de regroupement de Pleasantville, dont on évalue la valeur à 117,8 millions de dollars, certains des principaux défis à relever étaient liés aux choses sur lesquelles les entrepreneurs opérant les grosses pelles se heurtaient littéralement.