Un nouveau tunnel de services publics permet de mettre au jour des découvertes historiques insoupçonnées

Le tunnel de services publics de la BFC Esquimalt pendant les travaux de construction.
Le tunnel de services publics de la BFC Esquimalt, pendant la construction. Le tunnel souterrain renforcé avec du béton parcourt le centre de la route principale de la base sur plus d’un demi-kilomètre. Le couloir de 26 millions de dollars abrite un vaste éventail de services publics et facilite les travaux d’entretien et de modernisation.

On ne sait jamais ce que l’on peut trouver lorsque l’on creuse dans le sol, à plus forte raison lorsqu’on procède à l’excavation d’un tunnel de 800 mètres à travers une base navale vieille de 100 ans. Voilà ce qu’ont appris les équipes chargées de creuser le nouveau tunnel de services publics à la Base des Forces canadiennes (BFC) Esquimalt au cours des deux années de construction du tunnel.

Au nombre des découvertes dignes de mention réalisées lors de l’excavation du nouveau tunnel sous terrain créé pour abriter des services destinés à la base, mentionnons les suivantes : d’anciennes traverses de chemin de fer, des obus de mortier inertes, des lignes électriques déclassées et même un tunnel souterrain construit au cours de la Seconde Guerre mondiale.

« Ce fut réellement un projet inhabituel », affirme Eivin Hoy, chef de programmes, Programme d’immobilisations de CDC. « Nous ne savions vraiment pas ce que nous allions trouver. »

Le tunnel de services publics était considéré comme une priorité au cours de l’exercice 2011-2012, lorsque commençait l’élaboration des plans relatifs à la construction de deux nouvelles jetées à la BFC Esquimalt, et il a été reconnu que des services à jour et fiables étaient nécessaires.

En raison de l’âge du site, M. Hoy a indiqué qu’ils savaient qu’ils risquaient d’éprouver des difficultés liées aux anciens dossiers et qu’il leur faudrait travailler autour des services existants afin de créer le tunnel en forme de fer à cheval.

Le tunnel de services publics de la BFC Esquimalt, une fois la construction terminée, en juillet 2014. Les travaux ainsi achevés, les utilisateurs ne voient pas le tunnel souterrain.
Le tunnel de services publics de la BFC Esquimalt, une fois la construction terminée, en juillet 2014. Les travaux ainsi achevés, les utilisateurs ne voient pas le tunnel souterrain.

Les principaux défis rencontrés durant la construction ont été les perturbations importantes de la circulation découlant des sept phases des travaux et le dynamitage du substrat rocheux entourant des structures patrimoniales fragiles. Cependant, le réacheminement de la circulation et les travaux d’excavation se sont déroulés sans heurt et les membres du personnel ont fait preuve d’une grande patience. Maintenant que les travaux sont terminés, les utilisateurs ne peuvent réellement « voir » où la plupart des travaux de construction ont été réalisés.

« La seule différence pour eux est qu’ils peuvent bénéficier de routes et de trottoirs tout neufs », a indiqué M. Hoy.

Le tunnel souterrain de quatre mètres sur quatre mètres abrite tout, des conduites de vapeur aux conduits sanitaires, et permet un accès facile pour l’entretien. Grâce à cette nouvelle structure souterraine, il sera également possible d’ajouter de nouveaux services, au besoin, de façon plus simple et moins perturbatrice.

Malgré certaines découvertes inusitées faites durant les travaux, le projet a pu être achevé dans le respect des échéances et du budget, ce qui constitue une belle réussite de l’avis de M. Hoy.

« Il s’agit là d’un projet que l’on peut qualifier de projet en or, indique M. Hoy. Il s’est avéré une réelle réussite. »

L’achèvement substantiel du projet, d’une valeur de 26,3 millions de dollars, a été prononcé à la fin de juillet 2014. Les travaux concernant les deux jetées en sont actuellement à la phase de conception.


Dans nos numéros précédents

Le 443e Escadron se dote d’un nouveau hangar et d’un nouveau quartier général pour les décennies à venir

Le 443e Escadron d’hélicoptères maritimes de Victoria déménage pour la première fois en 50 ans et, comme la construction de la nouvelle installation de 104 millions de dollars a été achevée cet été, Brian Fraser s’attend bien à ce que beaucoup de temps s’écoule avant qu’un autre déménagement ne soit nécessaire.


Un projet de nettoyage potentiellement explosif mis en branle au lac Saint-Pierre, au Québec

Si une seule munition non explosée (UXO) représente un risque, imaginez le défi que doivent relever Josée Gagnon, coordonnatrice des Services environnementaux, et son équipe, qui doivent extraire pas moins de 3 000 munitions provenant de programmes d’essai réalisés au lac Saint-Pierre, au Québec.